Décarbonation: l’affaire de tous

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Il y a moins d’un an, en octobre 2018, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), mandaté par l’ONU, déposait son rapport de 400 pages sur les effets d’un réchauffement climatique. Ce cri d’alarme adressé principalement aux décideurs exhortait la communauté internationale de prendre les moyens nécessaires pour diminuer de manière significative les émissions de gaz à effet de serre (GES) au cours de la prochaine décennie.

La décarbonation et la qualité de l’air représentent un des cinq piliers du sommet Movin’On, qui porte sur la mobilité durable. À travers des conférences et des sessions de travail réunissant des penseurs et des décideurs de différents horizons, nous cherchons des solutions concrètes afin de passer de l’ambition à l’action. Notre objectif est d’inspirer les industries et les entreprises, mais aussi les différents paliers de gouvernements, afin qu’ils prennent les décisions nécessaires pour faire une réelle différence.

 

Engager les gouvernements

L’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) a tenu une session de travail visant à créer une feuille de route qui pourrait aider les États à adopter des stratégies de décarbonation pour leurs systèmes de transport à l’échelle nationale. Le chercheur Yann Briand et les autres participants ont pris en considération les enjeux auxquels font face les différents gouvernements afin d’établir un plan qui ne se contente pas d’actions à court terme, mais qui prévoit des stratégies prometteuses pour les années à venir.

 

Un véhicule durable

Sachant que la quantité de voitures risque de doubler d’ici les trois prochaines décennies, il est impératif que les constructeurs automobiles intègrent les objectifs de développement durable de l’ONU dans leur domaine d’activité. Lors d’une session de travail, Sheila Watson, de la Fondation FIA, a imaginé avec les participants un véhicule qui ne dépendrait pas des énergies fossiles, non seulement en ce qui a trait à son fonctionnement, mais aussi tout au long du cycle de vie, de sa conception à sa construction, sans oublier la manière dont ses matériaux seront recyclés ou réutilisés.

 

Le défi de l’industrie aérienne

Un seul vol transatlantique peut émettre autant de GES qu’une voiture en l’espace d’un an. Bien que l’industrie du transport aérien ait grandement amélioré son efficacité énergétique au cours des dernières années, elle doit trouver d’autres stratégies afin de réduire davantage son empreinte carbone. À l’occasion d’une session de travail, Xavier Tytelman, consultant au cabinet de service-conseil CGI, et Haldane Dodd, directeur des communications de Air Transport Action Group, ont discuté avec les participants de diverses manières d’atteindre cet objectif, que ce soit grâce à des trajectoires de vol optimisées par l’intelligence artificielle (IA), à la valorisation énergétique des déchets et à l’amélioration des opérations terrestres.