Le transport urbain multimodal: une mobilité intelligente

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Au cours des dernières années, la façon dont on se déplace dans les villes a considérablement changé. À l’heure de pointe, les pistes cyclables prennent l’allure de véritables autoroutes, l’autopartage a gagné des adeptes, les réseaux de transport en commun se sont diversifiés et c’est sans compter les nouvelles applications qui facilitent les déplacements de millions de citoyens dans ces méandres urbains. N’empêche que nombre d’entre eux sont attachés à leur voiture, qui demeure un symbole de liberté. Comment les convaincre d’adopter d’autres modes de transport pour éviter de saturer les infrastructures routières ?

Selon les prévisions de l’ONU, dans moins d’une décennie, la planète comptera 43 mégalopoles de plus de 10 millions d’habitants, dont la plupart seront situées dans des pays en développement. D’ici 2050, 2,5 milliards de personnes supplémentaires migreront vers les villes à travers le monde. D’où l’importance de repenser dès maintenant la mobilité pour qu’elle soit à la fois fluide, écoresponsable, sécuritaire et inclusive.

Le sommet Movin’On, qui porte sur la mobilité durable, poursuit sa réflexion sur la société et le transport urbain multimodal. Lors de conférences et de sessions de travail, des acteurs des domaines académique, politique, municipal et des affaires ont cherché des solutions concrètes aux enjeux d’urbanisme et de transport dans les villes, en plus de s’intéresser aux nouvelles formes de mobilité.

 

Une voiture intelligente?

À titre d’exemple, la voiture autonome pourrait s’avérer une solution au désengorgement du réseau routier, mais encore faut-il qu’elle gagne la confiance des citoyens. Lors d’une session de travail, des représentants de plusieurs villes, dont Pierre Soulard et Fouziya Bouzerda, de Lyon, Kristopher Carter, de Boston, et Stéphane Guidoin et Véronique Dufort, de Montréal, ont discuté de projets-pilotes en cours dans leur municipalité et de la façon dont ceux-ci pourraient être appliqués à plus grande échelle.

 

Une collaboration trilatérale

Une autre avenue serait de tenir compte de la mobilité dès la planification des développements immobiliers. Dans le cadre d’une autre session de travail, Andrée De Serres, professeure à l’UQAM, Pierre Romelaer, professeur à l’université Paris-Dauphine, Alain Dumaine, spécialiste en gestion de risques chez Ivanhoé Cambridge, et Josée Chiasson, directrice de la mise en valeur des pôles économiques à la Ville de Montréal, se sont penchés sur cette question. Ils ont notamment observé les avantages d’une collaboration trilatérale entre les promoteurs immobiliers, les intervenants du réseau de transport et ceux de l’urbanisme des villes.

 

Des citoyens impliqués

Et si on pouvait miser sur la participation de tous pour régler des problématiques de mobilité et de sécurité dans les milieux urbains ? En collaboration avec les participants à leur session de travail, Pascal Hoguet, directeur du Centre d’excellence des territoires connectés de Capgemini, ainsi que Denis Hameau et Noémie Ghersallah, représentants de la municipalité de Dijon, ont envisagé comment la création de simples outils interactifs permettrait aux citoyens de contribuer à l’amélioration des infrastructures et des services de leur ville.