Taxis volants: pour la mobilité aérienne en milieu urbain

Partager

Flying taxis

Monter à bord d’un taxi volant au centre-ville pour se rendre à l’aéroport n’est-elle pas une idée séduisante? Mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Par exemple, la sécurité constitue encore un défi important de la mobilité à la demande. En effet, la confiance de bien des gens envers les véhicules intelligents est altérée par la fréquence à laquelle les voitures autonomes font les manchettes lorsqu’elles sont impliquées dans un accident. Au Sommet Movin’On 2018, Charles Telitsine d’Aéroport de Paris, Olivier Réa de Thales et René Jr Landry de l’ETS ont partagé leurs points de vue sur la façon de favoriser la mobilité aérienne en milieu urbain.

Même si les compagnies aériennes régionales sont 6,7 fois plus sécuritaires que les voitures, quelques étapes restent à franchir pour que la population adopte ce mode de transport. René Jr Landry croit qu’il faut d’abord s’attaquer à certaines considérations complexes, par exemple:

  • La capacité et l’efficacité de l’espace aérien
  • L’accessibilité de la communauté
  • Le comportement des futurs usagers
  • Les considérations climatiques mondiales
  • L’économie à l’échelle locale, régionale et nationale
  • Les règlements et les lois
  • Les changements sociétaux et démographiques

 

UX et mobilité aérienne urbaine

Pour démocratiser la mobilité aérienne à la demande, René Jr Landry est d’avis que les taxis volants doivent être faciles d’utilisation. Ses recherches sur les véhicules automatisés explorent la facilité de certification, l’accessibilité, la sécurité, la facilité d’utilisation, l’efficacité, la durée de vie et les émissions générées.

Il partage ainsi quatre recommandations issues du cadre stratégique de la NASA sur la mobilité aérienne à la demande pour simplifier l’exploitation des véhicules et l’intégration de l’espace aérien:

  1. Un routage et un séquençage à la demande efficaces doivent aller de pair avec un contrôle plus grand des vols et des trajectoires des appareils
  2. Des systèmes fiables pour détecter, prévenir et éviter les accidents afin de réduire les interventions humaines sans toutefois les bannir
  3. Des systèmes de transport aérien de nouvelle génération pour accueillir plus de véhicules
  4. Des certifications pour les opérations autonomes

 

Envolez-vous à partir du centre-ville

Charles Telitsine a présenté les objectifs de l’Aéroport de Paris pour intégrer des engins robotiques et des drones dans la nouvelle offre de mobilité. À ce jour, les aéroports constituent des zones aériennes interdites aux drones, mais cette situation est appelée à changer. La stratégie envisagée par l’Aéroport comprend la digitalisation de l’offre, des services personnalisés, le développement de nouveaux services, l’amélioration de la connectivité et l’implantation de processus automatisés. Autrement dit, son but consiste à créer un aéroport intelligent, sécuritaire et efficace.

Pour y arriver, la mobilité urbaine aérienne nécessite le déploiement d’infrastructures au sol destinées à des services de contrôle aérien, de communication, de surveillance et d’aide à la navigation. Les experts devront s’entendre sur la stratégie à adopter pour structurer l’espace aérien, que ce soit par des vols libres ou des corridors. Ils devront également fabriquer des drones sécuritaires et adéquatement équipés. En accord avec l’idée de René Jr Landry, un ensemble de standards uniformes est essentiel, comme le sont la précision et la fiabilité des données issues de sources fiables.

Pour vous assurer de ne rien manquer du Sommet Movin’On, y compris notre programmation 2019, abonnez-vous à notre newsletter.

Vous pouvez également participer à la conversation sur LinkedIn, Facebook, Twitter et Instagram.